Dépôt au Sénat d’une proposition de loi visant à prohiber l’achat de services sexuels virtuels personnalisés et à lutter contre le proxénétisme en ligne.
Le 18 novembre 2025, une proposition de loi (n° 133) prohiber l’achat de services sexuels virtuels personnalisés et à lutter contre le proxénétisme en lignea a été déposée au Sénat.
Le texte vise à prohiber l’achat de services sexuels virtuels personnalisés , exécutés en direct ou enregistrés d’après une commande, en sanctionnant le consommateur à travers la création d’une infraction insérée au livre VI du code pénal.
Le texte propose que l’infraction devienne un délit en cas de récidive , comme c’est le cas pour le recours à la prostitution. Cette nouvelle infraction concerne les majeurs qui vendent des contenus personnalisés en ligne.
De plus, cette proposition de loi modifie le champ de l’infraction de proxénétisme.
Les services sexuels virtuels personnalisés, exécutés en direct ou enregistrés d’après une commande, sont aussi propagés par des "créateurs de contenu", des "agents" d’un nouveau type.
De jeunes gens, parfois mineurs, sont repérés par ces "agents" qui leur proposent de poser moyennant finances et leur promettent une pratique sans risque pour de l’argent facilement gagné.
En réalité, ces "agents", souvent âgés de 20 à 25 ans, sont des proxénètes 2.0 qui revendent les contenus en ligne à des clients. Nombre de ces proxénètes maltraitent leurs "modèles", des victimes dont les séquelles peuvent être ravageuses.
Quand bien même il y aurait consentement – parfois obtenu par manipulation et harcèlement – le proxénétisme numérique n’en demeure pas moins une réalité.
