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Pierre Berlioz : « Je souhaite que les avocats soient de nouveau fiers de leur école »

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Le Monde du Droit a rencontré Pierre Berlioz, le nouveau Directeur de l’EFB, qui présente son ambition pour l’école.

Quelle est votre ambition pour l’EFB ?

Je souhaite faire en sorte que de cette école sortent des élèves-avocats qui ont eu le sentiment de vraiment avoir appris leur métier. L'EFB doit leur permettre d'apprendre les réflexes du métier. Il s'agit de leur donner les fondamentaux avec des formations professionnalisantes.

Comment comptez-vous y parvenir ?

Le programme a été largement refondu autour de cet axe avec l'idée de supprimer les cours qui reprenaient les grandes lignes des enseignements à l'université. Les cours seront abordés sous un angle pratique : comment on rédige un contrat ? Comment rédiger des statuts de société ? 

L'enseignement de la déontologie a aussi été revu par Basile Ader, vice-bâtonnier, et Annie Koskas, ancien bâtonnier du Val-de-Marne pour qu'il soit plus vivant.

Des partenariats sont notamment envisagés avec l'ENM pour organiser des simulations pratiques de contentieux avec des auditeurs de justice. Cela devrait permettre aussi de recréer des liens avec les futurs magistrats.

Nous avons créé un Lab EFB dans lequel les élèves vont travailler en petits groupe de cinq ou six sur des projets concrets, encadrés par des avocats spécialistes des questions en cause et d’experts des matières, notamment dans le domaine des nouvelles technologies mais aussi sur les chantiers de la justice, ou encore l'interprofessionnalité.

Enfin, je souhaite que les élèves-avocats développent des compétences extra-juridiques comme le management ou le marketing. Plus largement, il faut qu’ils disposent de tous les outils nécessaires à leur futur métier d’avocat.

Qu’en est-il de la formation continue ?

Il faut créer des liens avec la formation initiale que je viens d’évoquer. Nous travaillons aussi à développer des partenariats avec des écoles de commerce mais il faut s’ouvrir aussi à d’autres professions. Je crois aussi qu’il leur faut approfondir la connaissance du client. De même, le lien avec les anciens élèves est indispensable.
En définitive, je souhaite que les avocats soient de nouveau fiers de leur école.

Propos recueillis par Arnaud Dumourier (@adumourier)