Le Conseil d’Etat rejette les recours de LFI et de l’UDR contre la circulaire attribuant des nuances politiques pour la présentation des résultats des élections municipales des 15 et 22 mars 2026. Il juge que le classement de LFI dans le bloc de clivages "extrême-gauche" et celui de l’UDR à l'"extrême-droite" ne présentent pas d’erreur manifeste d’appréciation de la part du ministre de l'Intérieur.
Pour les élections municipales des 15 et 22 mars 2026, le ministre de l’Intérieur a défini, dans sa circulaire du 2 février 2026, des grilles de nuances politiques applicables aux candidats et aux listes sur lesquelles ils se présentent ainsi qu’un regroupement de ces nuances selon six "blocs de clivages" : extrême-gauche, gauche, divers, centre, droite et extrême-droite.
Saisi, d’une part, par La France insoumise (LFI) et, d’autre part, par l’Union des Droites pour la République (UDR) et Eric Ciotti, le Conseil d’Etat a rejeté leurs demandes d’annulation de la circulaire par une décision du 27 février 2026 (n° 512694 -512695 - 512981-512983).
La Haute juridiction administrative juge que ce découpage de l’ensemble du champ politique et que la répartition des formations politiques entre ces blocs en fonction de leur positionnement politique respectif les unes par rapport aux autres ne sont pas entachées d’erreur manifeste.
Elle estime également, compte tenu de la situation politique prévalant pour les élections municipales de 2026 et des alliances observées pour ces élections, que ni le classement de LFI dans le bloc de clivages "extrême-gauche", ni celui de l’UDR dans le bloc de clivages "extrême-droite" ne sont entachées d’une erreur manifeste d’appréciation.
Enfin, dans la ligne de sa jurisprudence antérieure, le Conseil d’Etat confirme que le ministre de l’Intérieur a pu, sans commettre d’erreur manifeste d’appréciation, limiter l’attribution de ces nuances politiques aux seules communes de plus de 3.500 habitants et aux communes chefs-lieux d’arrondissement quelle que soit leur population, ainsi que cela a été le cas pour tous les scrutins municipaux depuis 1982, sauf en 2014, où ce seuil avait été abaissé à 1.000 habitants.
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