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Publicité Gleeden : atteinte à la sensibilité des personnes dépressives

Le Jury de Déontologie Publicitaire est d'avis que la campagne publicitaire en faveur de l’application de rencontres extra conjugales Gleeden, dont le slogan est "contrairement à l’antidépresseur, l’amant ne coûte rien à la sécu", délivre un message de nature à heurter la sensibilité des personnes atteintes de dépression.

Entre le 30 octobre et le 10 novembre 2025, le Jury de Déontologie Publicitaire a été saisi de plusieurs plaintes de particuliers afin qu’il se prononce sur la conformité aux règles déontologiques en vigueur d’une campagne publicitaire diffusée en affichage, en faveur de l’application Gleeden proposant des rencontres extra conjugales.

Le visuel mis en cause montre, sur un fond de couleur mauve, une plaquette de médicaments, dont les comprimés sont remplacés par des pommes, en partie croquées, accompagnée de l’accroche en très gros caractères : "Contrairement à l’antidépresseur, l’amant ne coûte rien à la sécu".
La publicité est signée du nom Gleeden, suivi du slogan "L’app de la rencontre extra-conjugale".

Dans un avis adopté le 12 décembre 2025, le Jury rappelle d’abord que sa mission consiste exclusivement à examiner la conformité des publicités aux règles déontologiques dont la profession s’est dotée.
Il en résulte, d’une part, qu’il n’est en aucun cas attendu du Jury une appréciation morale de la publicité qui lui est soumise et, d’autre part, qu’il ne lui appartient pas davantage de se prononcer , fût-ce de manière indirecte, sur la licéité, la validité et la conformité aux dispositions législatives ou réglementaires en vigueur des produits qui font l’objet des publicités contestées devant lui, cette prérogative appartenant aux seules juridictions.

S’agissant du contenu de la publicité , l’intention humoristique de l’annonceur n’a certes pas échappé au Jury.
Cependant, d’abord, alors même qu’il est renvoyé à une véritable pathologie par l’emploi d’un registre clairement médical (antidépresseurs, sécu, visuel évoquant des pilules), l’humour repose ici sur une affirmation qui contribue, au moins implicitement, à alimenter le préjugé selon lequel la dépression dépendrait en grande partie de la volonté de la personne qui en souffre à qui il appartiendrait de se (...)

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