Private Equity : un secteur plus dynamique dans les 12 prochains mois selon les acteurs du M&A

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CMS, en partenariat avec Mergermarket, a publié, le 30 septembre 2021, la 9ème édition de l’étude European M&A Outlook. Selon 71% des professionnels inclus dans l’étude, les sociétés de private equity seront les plus à même de bénéficier des opportunités d’acquisitions portées par la crise sanitaire dans les 12 prochains mois.

Des statistiques basées sur les tendances européennes

Cette étude se veut révélatrice des tendances « post-Covid » sur le marché européen des fusions-acquisitions pressenties par 330 entreprises et fonds basés sur le continent européen, américain et issus de la région d’Asie-Pacifique. Ce document recense également les attentes de chacune de ces entités.

En cela, 53% des professionnels s'accorde à voir une augmentation des activités de fusion-acquisition en Europe d'ici les 12 prochains mois. D'autant plus marquante, une proportion de 71% des acteurs interrogés estime que les fonds d'investissement sont mieux placés que les corporate pour profiter des opportunités d'acquisitions dans la relance post-pandémique.

Si les sociétés de capital-investissement doivent agir dans des délais restreints, les entreprises, elles, se concentrent sur la réouverture de leurs bureaux et de leurs sites à la suite de l'assouplissement des mesures sanitaires. La Responsable du groupe Corporate/Fusion-acquisition de CMS, Louise Wallace, semble s'attendre à une activité plus importante du côté des acteurs stratégiques « de même pour les SPAC européennes et américaines ».

La nécessité de rattraper le temps perdu

Le positionnement des fonds d'investissement par rapport aux corporate amène plus de la moitié des sondés à imaginer une réelle augmentation du niveau global des activités de fusions-acquisitions en Europe ces prochains mois. L'étude note un contraste drastique avec l'étude de l'an passé qui révélait que 78% des sondés se préparaient, au contraire, à une diminution de ce marché.

Le co-Responsable du groupe Corporate/Fusion-acquisition de CMS, Stefan Brunnschweiler, estime qu'une telle constatation a été rendue possible grâce à la prolifération des programmes de vaccination.

De plus, le quart des acteurs interrogés est d'avis que ces cibles sous-évaluées seront le moteur principal d'activité de fusion-acquisition, du côté des acquéreurs.

Un lien solidifié entre entreprises et santé publique

La stabilité sociale et environnementale correspond également aux critères mis en évidence par l'étude pour espérer, à 72% des sondés, une recrudescence d'intégration des critères ESG dans les stratégies de fusion-acquisition. Johan Svedberg précise toutefois que les entreprises labellisées ESG ne doivent pas mettre de côté le « S » et le « G ».

La suite imaginée par les acteurs entendus au sein de l'étude culmine autour des futures transactions liées aux Technologies, Médias et Télécommunications (TMT), identifiées comme celles qui continueront à dominer les transactions et, in fine, comme l'un des principaux facteur de fusion-acquisition.

 Enfin, l'avocat associé de CMS France, Jean-Robert Bousquet semble confiant à l'idée de laisser les secteurs de la santé, de la tech, des services financiers, des TMT, ou encore de l'agroalimentaire continuer de « drainer un nombre de transactions important avec des valorisations records ». Cependant, il prévoit déjà qu'un regain d'intérêt pour les actifs de qualités se fera ressentir au sein des secteurs impactés par la crise sanitaire tels que les loisirs, l'hôtellerie et l'industrie.

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