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Olivier Dumas, Associé, Joffe & Associés

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Interview d'Olivier Dumas qui rejoint le cabinet Joffe & Associés en tant qu'associé.

Pourquoi avez-vous décidé de rejoindre Joffe & Associés ?

Après plus de 10 années passées dans des firmes internationales, je suis arrivé à la conclusion que celles-ci ne répondaient pas à mes attentes et aux besoins de mes clients. Les synergies attendues d’une firme internationale me sont apparues assez limitées par rapport aux surcoûts générés. Je connais le cabinet Joffe & Associés depuis longtemps, et j’ai suivi son développement avec intérêt. C’est un cabinet d’affaires d’une quarantaine d’avocats, en pleine croissance, et qui dispose d’une pratique de private equity et de M&A établie et reconnue. Les modalités de fonctionnement et de gestion y sont claires, saines et transparentes. Je pense que ce cabinet est idéal pour y développer ma pratique auprès d’une clientèle française et internationale. Je pourrais y constituer une équipe structurée et adaptée aux besoins des clients, et ce dans des conditions de services permettant de nouer des relations privilégiées basées sur la proximité et la confiance.

Pouvez-vous nous décrire votre parcours ?

Je me suis inscris un peu par hasard à l’Université de droit de Paris I alors que j’étais plutôt intéressé par les sciences politiques. Par la suite, j’ai raté le concours d’entrée de science-po mais ai réussi le concours d’avocat tout en effectuant mon DEA de droit de l’économie à l’université de Dauphine. Dès lors, c’est assez naturellement que je me suis destiné à la profession d’avocat, bien qu’à l’époque je ne pensais pas que j’en ferai une carrière.
J’ai effectué mon stage EFB et ma première collaboration avec Philippe Brunswick, auprès de qui j’ai appris le droit des affaires tant dans le domaine du contentieux que du conseil. Puis j’ai rejoint Daniel Schmidt auprès duquel mes activités se sont ensuite orientées vers le private equity et la structuration de fonds. Il s’agissait d’activités nouvelles à l’époque dans un contexte de développement du secteur de l’asset management et des règlementations notamment européennes qui encadrent ces activités.
Ensuite, avec notamment Daniel Schmidt, nous avons créé le cabinet SGDM sur un positionnement orienté sur le private equity et la gestion d’actifs, englobant une approche à la fois règlementaire, fiscale et contractuelle innovante. Afin d’élargir le champ de nos activités, nous avons décidé de rejoindre Proskauer, un cabinet américain qui disposait également d’une pratique forte aux Etats-Unis dans ce domaine. C’est ainsi que je suis devenu associé d’un cabinet américain, au sein duquel j’ai co-dirigé le département "structuration de fonds".
En 2009, j’ai décidé de rejoindre Dechert au sein duquel j’ai créé à Paris le département Services Financiers / Gestion d’actifs, dans un contexte d’explosion de la règlementation financière après la crise financière de 2008. Les 8 années passées dans ce cabinet ont été très enrichissantes et ont permis la création d’un département significatif. Toutefois, cette expérience m’a aussi permis de comprendre ce que j’attendais réellement de mon métier, et au-delà, d’un sens nouveau que je souhaitais donner à ma vie.

Qui a le plus influencé votre carrière ?

Au départ, je pense que les personnes qui m’ont le plus marqué sont des professeurs d’université comme le professeur Alain Ghozi ou encore à celui qui a été mon associé chez Dechert, Pierre Mayer. Par la suite, Daniel Schmidt a également eu une influence importante, car il m’a permis de comprendre le secteur du private equity et de l’asset management et leurs enjeux économiques et sociaux. Ensuite, j’ai eu la chance de faire des rencontres marquantes, que cela soit des associés des firmes dans lesquelles j’ai exercé, qui se sont révélés être des hommes d’affaires remarquables, ou des clients, entrepreneurs, visionnaires ou managers d’exception.

Quel est votre meilleur souvenir dans votre carrière ?

J’interviens dans un secteur d’activité et pour des clients qui portent des projets créatifs et novateurs, et qui valorisent l’entrepreneuriat et le développement économique en investissant dans des entreprises jeunes ou plus matures. Mes meilleurs souvenirs vont donc à des dossiers où j’ai eu le plaisir de voir mes clients réussir et avoir un impact économique et social important.
Paradoxalement, et alors que c’est n’est pas ma spécialité, mon souvenir le plus fort concerne un dossier de droit pénal où j’ai défendu un jeune garçon qui était impliqué dans un grave accident de la route. J’ai alors pu mesurer le rôle essentiel de l’avocat de la défense. Depuis ce dossier, j’ai une estime absolue pour les droits de la défense, dont je trouve des implications dans tous les aspects de notre fonctionnement social, y compris dans la vie des affaires.

Quels sont vos domaines de compétences ?

Je suis d’abord un avocat d’affaires. J’interviens donc en droit des sociétés, droit des contrats, nationaux et internationaux, et en droit fiscal qui constitue une part importante de ma pratique. De plus j’ai été amené à développer une expertise en droit de la régulation financière. Dans ce dernier domaine, j’ai suivi les développements de la règlementation financière tant au niveau français et européen qu’aux Etats-Unis, que ce soit à l’égard des acteurs de la finance et de leurs activités, des fonds d’investissements qu’ils gèrent, mais également les règlementations applicables aux investisseurs et clients eux-mêmes, notamment institutionnels (banque, assurance).

Quelles sont, selon vous, les actualités marquantes de ces dernières semaines dans ces secteurs d’activité ?

L’actualité la plus impactante dans le secteur de l’asset management est l’entrée en vigueur de la Directive MIF II au 1er janvier 2018, qui constitue un véritable défi pour les acteurs de la finance, mais également pour les pouvoirs publics.
L’autre actualité marquante du moment vient de la petite révolution fiscale que réalise l’introduction de la flat tax de 30 % dans notre système fiscal français. Bien qu’opérant une simplification de prime abord heureuse, cette réforme remet paradoxalement à plat des années de développement fondé sur une adéquation du niveau de fiscalité en fonction du risque financier. Cette réforme peut donc avoir un impact non négligeable sur le capital investissement, et ce dans un contexte de marché très volatile et de taux d’intérêt toujours très bas.

Qui conseillez-vous ?

Mes clients sont principalement des gestionnaires de fonds d’investissement qui gèrent des investissements dans des classes d’actifs de moyen et long terme, et financent ainsi l’économie. Il s’agit donc de gestionnaires actifs principalement dans le financement des entreprises, et plus particulièrement dans le private equity, mais également depuis quelques années, dans la dette corporate non cotées. Cela vise également des gestionnaires intervenant dans le financement des infrastructures ou de l’immobilier. Nous assistons également des acteurs plus traditionnels de la gestion de fonds UCITS et de hedge fund.
Je les accompagne dans la création ou le développement de leurs activités, notamment sur le plan corporate et règlementaire, puis sur la structuration des fonds d’investissements qu’ils gèrent ou les services d’investissements qu’ils proposent et distribuent, en France ou hors de France. Je les assiste également sur les opérations qu’ils peuvent réaliser, soit pour le compte de leurs clients, soit dans le cadre de restructuration, croissance externe ou rapprochement. J’assiste également des investisseurs corporate ou institutionnels dans le cadre de leurs investissements dans ces fonds d’investissements, ou dans le cadre d’opérations sur le marché secondaire de ce type d’actifs.

Quels sont vos objectifs pour ce cabinet ?

Mes objectifs au sein de Joffe & Associés sont de pouvoir y maintenir et développer une relation de confiance avec mes clients fondée sur une offre de services alliant un haut niveau de qualité de services et la souplesse et l’agilité indispensable à l’évolution de leurs besoins et contraintes.

Propos recueillis par Arnaud Dumourier (@adumourier)